♡ Mum's Life♡

Etre maman depuis 6 mois, et le deuxième baby blues

10 avril 2018
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Cela fait maintenant 6 mois que nous sommes une famille de quatre et je dois avouer que c’est seulement maintenant que je trouve enfin un équilibre à 4…. Alors que j’écris, mon chou joue à côté de moi, assis tranquillement à manger la queue d’un doudou chat, mon grand fait la sieste, son papa aussi… et je me sens enfin sereine.

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Cette grossesse a été particulièrement mouvementée, je vous en avais déjà parlé un peu sur le blog… des angoisses qui remontent, des soucis de santé suspectés pour moi, et pour mon bébé. Au final rien de grave, mais par contre je ne pouvais plus attendre qu’il sorte. J’ai donc fait de l’acupuncture en fin de grossesse et je me suis bougée comme jamais pour espérer provoquer l’accouchement. J’avoue qu’avec le recul, je regrette tout ça, car mon bébé n’était peut être pas prêt à sortir. Nous avons eu le droit à un forceps et une ventouse. Je l’ai bien vécu sur le moment, mais aujourd”hui j’aurai préféré être capable de patienter de le laisser venir. Peut être méditer, faire de la sophrologie…. quelque chose comme ça!

Et ensuite…. la joie de le découvrir, mais très vite les angoisses du baby blues sont revenues. J’avais déjà eu un bon baby blues pour le premier, donc je pensais savoir à quoi m’attendre, mais au final c’était très différent.

La première fois, je me sentais paralysée, peur de bouger de sortir, de qu’il dorme trop ou pas assez, qu’il mange trop ou pas assez.

Et là cette fois-ci, j’ai eu des angoisses vraiment importantes, qui venaient dès que la nuit tombait. Pourquoi vivre, pourquoi faire des enfants dans un monde pourri, pourquoi essayer alors que c’est perdu d’avance? (oui oui des bonnes grosses angoisses bien sympathiques!).

Je me sentais effrayée à l’idée d’être seule avec mes deux enfants, à l’idée que mon petit pleure, et que je ne le supporte pas. Et surtout je ressentais quelque chose de nouveau : une énorme colère qui montait lorsqu’Elijah se mettait à pleurer et que je n’arrivais pas à le calmer…. Et ça aussi ça me faisait peur! Peur de lui transmettre cette colère, ou qu’il ressente cette émotion comme un manque d’amour. J’ai vraiment eu le sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas en être capable.

Et puis, les mois ont passé et j’ai réussi à passer un gros cap. Tout n’est pas gagné mais voilà quelques unes des choses qui m’ont aidé.

  • Parler aux gens que j’aime : famille, amis. J’ai beaucoup beaucoup échangé avec eux et ils m’ont soutenue, rassurée quand j’avais l’impression d’échouer. Ils m’ont permis de reprendre confiance, de se dire que puisqu’on est là autant faire du mieux qu’on peut pour être heureux!
  • Méditer. Je me suis abonnée à l’application Head Space et j’ai commencé les méditations sur l’angoisse. Un vrai moment de bien être. J’y ai appris que les angoisses n’étaient pas là pour rien (elles servent aussi à ce que je protège mes enfants), que je n’étais pas seule dans ce cas, et que c’était une émotion qu’il fallait que j’apprenne à accueillir, puis laisser repartir!
  • Dormir. Facile à dire mais pas facile à faire. Mais c’est tellement différent quand on est reposée.
  • Faire une liste des bons moments. Je faisais une ligne de 24 carreaux représentant les 24 heures de la journée et je mettais en vert les bons moments et en rouge ceux de crises. Ca aide à voir qu’il y a peu de crises!
  • Prendre du temps pour soi. Grâce à mon papa j’ai pu faire une journée coiffeur + Sézane qui m’a fait trop du bien!
  • Travailler. Voir des gens, prendre le temps de faire des choses pour soi, ne pas rester seule à compter les heures avant le retour de mon mari. Reprendre le travail m’a fait beaucoup de bien, car à la maison je m’angoisse trop!

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Je n’ai plus eu de grosses angoisses depuis de nombreuses semaines mais je reste fragile dès que je suis fatiguée. Je prends toujours le temps de souffler et respirer quand je sens que ça ne va pas, pour éviter d’exploser.

Je crois qu’il n’est pas facile de parler de son baby blues : moi j’avais honte d’en parler. J’avais l’impression de ne pas être une bonne maman, de ne pas être à la hauteur. J’avais peur qu’on se moque de moi, qu’on me juge incapable ou faible. Comme si d’autres filles allaient en profiter pour se dire qu’elle elles étaient plus fortes que moi.

Si vous êtes dans ce cas n’ayez pas peur de parler : cela vous fera du bien et vous verrez qu’au final on rencontre plus de gens bienveillants et empathiques que le contraire!

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